Cher journal,
Ca y est, je me suis enfin décidé à t'écrire. Depuis le temps que j'y songeais... Oh, rien de très original je suis d'accord, mais j'ai besoin d'un peu de conversation. Et ce que j'aime avec toi, c'est que tu fermes ta gueule quand je te parle. Et je t'en suis reconnaissant.
J'imagine déjà ce que tu penses : « Mais quelle mouche l'a piqué ? » ou bien encore « Il a rien de mieux à foutre en ce moment ? »
Pour te répondre, mon précieux journal, les seuls à m'avoir piqué cet été sont les moustiques mutants du Cap d'Agde. Et en effet, j'ai rien de mieux à foutre en ce moment... Même si le retour de vacances fut un peu brutal... J'avais oublié la rengaine parentale (« Passe ton permis ! Bouge-toi le cul ! Sors la chienne ! Va chez le coiffeur ! »), mais aussi ma radiation de l'ANPE, mon nouveau record de découvert bancaire post-estival, l'urgence de trouver un employeur en alternance et mes quelques milliers d'euros de prêt non-remboursés. Insouciant, moi ? Je te trouve sévère quand même, mon journal.
Ah ! Mais c'est pas le pire encore... je me suis rappelé que j'étais célibataire et que je trouvais le temps long.
...
Bon, ok, ça m'est jamais vraiment sorti de l'esprit... Mais quand même : c'est le cul posé devant son pc à attendre qu'msn se réveille, que je me rends compte à quel point le célibat... c'est la merde ! Non cher journal, je ne suis pas vulgaire, c'est le coeur qui parle pour une fois. Rien que le fait de savoir que quelqu'un pense à toi plus qu'aux autres... C'est totalement égocentrique mais ça fait du bien de temps en temps. Oui, je soupire, et je me passe des tes commentaires.
J'allais presque oublié : je suis censé te raconter ma journée, comme à tout journal intime digne de ce nom. Alors voilà, nous sommes lundi 26 août 2006, je me suis levé tard et je vais me coucher tard. Sinon il a fait plutôt beau mais on s'en fout, je suis pas sorti. Et puis j'ai reçu un coup de fil de la clinique générale qui cherchait quelqu'un en alternance... Oui comme tu dis, je cache ma joie, mais promis, je te paierai à boire après l'entretien d'embauche... Sur ce, à demain, vieille crasse.
Julian, content de lui même quand il en fout pas une
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